Intervention de Jean-Claude BLOND, candidat aux élections municipales sous la liste "Vivre Mieux Notre Ville"
conduite par Frédéric NICOLAS
Je m’appelle Jean-Claude BLOND, j’habite Châteaurenard et
je suis Inspecteur Honoraire (donc en retraite) de l’Education Nationale.
Inspecteur de la circonscription de Saint-Rémy de Provence, j’ai été pendant 5 ans l’inspecteur des écoles publiques et privées de
Châteaurenard jusqu’en septembre 2003.
Au titre de mes fonctions j’ai bien connu Gustave Cestier, ancien maire, et le maire actuel, d’abord comme adjoint à l’environnement puis comme
maire.
J’ai posé plusieurs fois à Gustave Cestier la question du développement de la ville de Châteaurenard. J’étais là dans mon rôle de conseiller des communes, il me fallait
prévoir ce développement, en particulier anticiper l’accueil des élèves, et éventuellement prévoir avec la municipalité des terrains pour des constructions futures.
Gustave Cestier en bon père de famille, me répondait que le développement de Châteaurenard devait être avant tout maîtrisé et qu’en aucun cas notre ville ne ressemblerait à
Sorgues ou Le Pontet…argument repris par le maire actuel dans sa campagne des élections municipales de 2001…
On voit ce qu’il en est aujourd’hui des promesses non tenues ! A quoi assistons nous aujourd’hui ?
Quel développement voyons nous s’opérer à Châteaurenard? Est-ce un développement maîtrisé comme l’appelait de ses vœux Gustave Cestier ?
Et bien non ! Non, ce n’est pas en construisant de façon irraisonnée des résidences aux appartements vides, ce n’est pas en voulant à
tout prix arriver à 18000 habitants, pour servir une ambition personnelle, qu’on assurera un développement maîtrisé pour Châteaurenard…
Ce n’est pas en vendant à bas prix à des promoteurs privés le patrimoine de Châteaurenard qu’on assurera un développement harmonieux au
service du plus grand nombre.
Arrêtons nous sur ce point un instant, le patrimoine de Châteaurenard.
Il est scandaleux que la Clinique de Châteaurenard, une institution, ait été vendue à des promoteurs privés. Il est scandaleux, et ces deux affaires me
contrarient, me font de la peine car elles on valeur de symbole, à savoir la valeur qu’on donne à l’enseignement dispensé aux jeunes de notre commune, oui il est scandaleux d’avoir vu la
municipalité vendre à des promoteurs privés, l’œuvre laïque, une institution à laquelle les châteaurenardais étaient attachés, et la maison jouxtant l’école Pic
Chabaud, maison qui aurait offert à cette école, une opportunité d’extension exceptionnelle, et ce malgré les promesses faites aux parents d’élèves et à l’inspection de l’Education
Nationale.
On est en droit d’ailleurs s’interroger. Quelle valeur peut-on donner aujourd’hui à la parole de la municipalité actuelle de
Châteaurenard du fait des promesses non tenues?
Dans notre ville, on pille sans retenue le patrimoine collectif qu’on vend aux promoteurs privés, c’est un remake de « Main basse sur la ville », un classique du
cinéma italien, Lion d'Or à Venise en 1963, un film sur l’appétit des promoteurs!
Et pour faire quoi ? Des résidences aux appartements vides et de toute façon trop chers pour les jeunes châteaurenardais !
En fait de développement maîtrisé, c’est au contraire à un développement anarchique, complètement débridé et démesuré, auquel on assiste aujourd’hui. Où est le Châteaurenard
qui m’a séduit, le Châteaurenard tranquille, retiré de l’agitation du grand Avignon, où il faisait bon vivre avec le regard sur les tours là où l’on se trouvait….Il faut les chercher les tours en
centre-ville aujourd’hui et Châteaurenard commence à ressembler à une ville dortoir.
En 1999 le maire actuel est venu me chercher pour faire partie de son équipe. Le connaissant à travers son action sur l’environnement, je n’avais pas de raison de ne pas
répondre favorablement.
Au fil des mois j’ai réalisé que je faisais partie d’une équipe où les personnes n’étaient pas recrutées pour leurs compétences et leur efficacité future au service de
l’intérêt général mais uniquement pour leur nom de famille, le nombre d’électeurs potentiels qu’ils représentaient. On a ainsi pour ces personnes, pas forcément compétentes, une véritable rente
de situation.
En tout cas, on est loin d’un projet collectif au service du plus grand nombre.
J’ai quitté cette équipe avant les élections car je ne m’y sentais pas vraiment à mon aise et j’ai bien fait car la fraude des procurations m’a conforté dans mon choix. Je
n’aurais pas voulu faire partie de cette équipe de fraudeurs!
Ensuite j’ai observé le comportement du candidat devenu maire et en particulier son comportement depuis qu’il a été élu député…vous vous rappelez avec le bandeau sur ses
affiches, « génération Sarkosy »…Aujourd’hui la discrétion est de mise, point de bandeau « génération Sarkosy » et même pas de sigle UMP….Y aurait-il un malaise ?
On a aujourd’hui un député maire qui avance masqué, sans étiquette politique… !
Je peux dire aujourd’hui que j’ai été déçu par le maire actuel déçu par l’homme en lui-même et déçu par les réalisations, la présence d’un maire en pointillé, l’action
politique mise au service d’une ambition toute personnelle et d’intérêts privés, toujours les mêmes. Il suffit pour s’en convaincre de lire le nom des promoteurs sur les nombreux chantiers de la
ville.
Aussi quand l’équipe de Frédéric Nicolas et Olivier Pietri m’a sollicité pour intégrer l’équipe j’ai senti tout de suite dans cette équipe la chaleur (châteaurenardais
de souche et d’adoption travaillent ensemble), le désintéressement et la convivialité. Venus d’horizons différents nous avons là des personnes dévouées qui ne demandent qu’à servir l’intérêt
général.
En politique, il y a deux manières de s’engager :
- celle qui consiste avant tout à mettre au service de son ambition personnelle les actions des autres, promouvoir non pas l’intérêt général mais les intérêts particulier
notamment les intérêts des puissances d’argent.
- et puis il y en a une autre, celle qui consiste à fédérer les compétences des uns et des autres au service d’un projet collectif qui servira non pas des intérêts
particulier mais l’intérêt général. On peut parler de don de soi, car le temps mis au service de la collectivité est un véritable don de sa personne.
Frédéric Nicolas, c’est clair incarne la seconde manière, celle qui consiste à fédérer des énergies au service de l’intérêt général, pour bâtir un
mieux-être pour ses concitoyens.
J’ai toujours gardé mon estime pour Antoine Bidotti. Antoine a les qualités que j’ai énoncées et aurait fait, j’en suis persuadé un excellent maire, à l’écoute de ses
concitoyens. Il a échoué de très peu dans sa tentative (150 voix au premier tour, soit un pas, un tout petit pas, à franchir aujourd’hui) et je voulais profiter de cette tribune pour lui rendre
hommage.
Je retrouve en Frédéric la simplicité d’Antoine Bidotti, mais aussi son honnêteté, son dévouement, ses capacités à fédérer des hommes et des femmes venus d’horizons
différents. Oui avec Frédéric nous avons là une continuité heureuse avec le travail accompli par Antoine au service de la ville de Châteaurenard.
Je voudrais vous poser quelques questions et vous demander de répondre tous ensemble par oui ou par non, j’attends de vous une réponse forte et claire.
Voulez-vous un maire qui bétonne votre ville ?
Voulez-vous ressembler à Sorgues ou au Pontet ?
Voulez-vous un maire qui privilégie les intérêts privés et non l’intérêt général ?
Voulez-vous un maire présent lors des inaugurations mais aux abonnés absents pour ses administrés ?
Voulez-vous un maire qui méprise l’opposition municipale ?
Alors votre réponse est claire et j’espère que tout Châteaurenard va l’entendre.
Vous l’avez compris. C’est un véritable réquisitoire que je dresse à propos de la gestion de la municipalité sortante. Un réquisitoire sans appel, car l’heure est très
grave.
La municipalité actuelle nous conduit à notre perte :
- perte de notre cadre de vie
- perte de notre tranquillité
- perte de nos racines
- perte de notre identité
- perte de l’avenir de nos jeunes
L’heure est grave, il faut pour Châteaurenard un changement de cap, un changement de politique de la ville, un changement de comportement dans la gestion du bien collectif,
un changement d’équipe, un changement de maire.
Ce changement de cap, ce changement de politique de la ville que nous appelons de nos vœux, seule la liste « mieux vivre notre ville » conduite par Frédéric
Nicolas est capable de répondre à toutes vos exigences.
Votons et faisons voter pour la liste « mieux vivre notre ville » conduite par Frédéric Nicolas.
Je vous remercie.
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