Mardi 5 février 2008
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Jo Alex, sous les applaudissements de la salle prend la parole :
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Bonsoir.
Je ne vous cache pas que je suis ému d’être devant vous ce soir.Je vais vous en donner les raisons après m’être présenté pour ceux qui ne me connaissent pas.
Né à Châteaurenard le 2 juin 1945, marié depuis 42 ans, nous avons 2 enfants et 7 petits-enfants qui compètent notre petite famille. Tous habitent Châteaurenard et fréquentent les structures et
établissements scolaires de notre cité.
Artisan depuis 1971, je suis à la retraite depuis 4 ans, mes enfants m’ayant fait comprendre que le moment était venu pour moi de faire autre chose.
Ancien adjoint aux Sports de 1989 à 2001, j’ai toujours suivi de près l’évolution de la vie locale.
Et puis, il n’y a pas longtemps, Frédéric NICOLAS, que je connais depuis toujours (son père m’ayant fait ma première licence de rugby) m’a contacté et m’a tenu ces propos :
« Jo, j’ai un projet et j’ai besoin de femmes et d’hommes comme toi, disponible, ayant des connaissances sur la vie locale et associative, conservateur, fédérateur, aimant les
leurs ».
Mon rêve de toujours
enfin reprenait forme : travailler pour les Châteaurenardaises et les Châteaurenardais. Conservateur ne veut pas dire immobilisme.
Respectueux de nos racines, de notre culture, de nos traditions et de notre patrimoine, j’ai accepté d’apporter mes connaissances et ma volonté à ce projet. Et me voilà aujourd’hui devant
vous.
Ceci ayant été dit, je voudrais vous parler de notre travail d’équipe et de réflexion sur le sport et la jeunesse, assez rapidement, ne voulant pas mobiliser la parole.
Mais un véritable travail en profondeur, un travail d’analyse ont été faits et vous en découvrirez la totalité lors de la présentation du programme au moment voulu.
Toutefois, je tiens à porter à votre connaissance qu’en 2001 il aurait été proposé (j’ai lu) :
- Facilité la pratique du sport pour tous.
Je dis : personne n’est contre, cela coule de source.
- Poursuivre une politique forte en faveur de tous les sports.
Je dis : ce sont les présidents et les membres des clubs qui font la vitalité et le dynamisme de leurs associations.
Il faut arrêter la monopolisation et arrêter de faire rentrer la politique dans ces associations. Chacun et chacune doit être libre de ses décisions et ses opinions. Fédérer c’est rassembler, non
diviser.
- Divers travaux : éclairage du stade d’honneur, terrain extérieur de basket, de hand-ball, terrain de squash, etc…
Je dis : cela n’a pas été fait, où je n’ai pas vu…
Ce qui est plus grave, c’est ce que nous constatons :
- la création d’un lotissement municipal sur le
SEUL terrain jouxtant les installations et les
structures exisantes du Grand Quartier.
Ce terrain aurait permis de faire un complexe d’athlétisme indispensable pour nos jeunes d’aujourd’hui :
DECISION NON REFLECHI ET IMPENSABLE.
Nous voulons permettre aux responsables de donner un nouvel essor à l’O.M.S.
Je vous assure que cela ne m’a jamais fait plaisir quand je lisais :
- le 18 janvier 2006 :
- L’Office Municipal des Sports a-t-il encore une utilité ?
- le 1er octobre 2006 :
-- L’Office Municipal des Sports entre démolition et projet.
– Abandon de la Nuit des Sports.
– Absence d’éléments fédérateurs regroupant l’ensemble des sportifs.
Dans ces propos et observations, je tiens à préciser très haut et fort que nous ne porterons pas les responsabilités sur ceux ou celles qui ont tout essayé pour répondre à l’attente des sportifs.
Nous les connaissons et nous ne jugerons pas. Ont-ils eu l’écoute, le soutien et les moyens pour réaliser leurs projets, nous en doutons.
Nous voulons :
-- Permettre la réalisation de manifestations sportives représentatives.
– Adapter le fonctionnement et la mise à disposition des locaux de la Maison des associations au réel besoin des utilisateurs.
– Créer un centre d’hébergement adapté, pour recevoir groupes sportifs, associatifs, culturels.
Je ne pouvais pas constater, ne pas approuver et rester les bras croisés. C’est avec un grand plaisir que j’ai travaillé avec un groupe, pour les jeunes Châteaurenardais. Du plaisir quand je
rencontre des jeunes à l’écoute de nos projets et heureux de me voir retourner vers eux. L’union de notre expérience dans ce domaine, avec les jeunes qui représentent l’avenir, sont une véritable
force pour demain. Nos projets sont nombreux, du centre nautique à ceux déjà évoqués.
La liste ne s’arrête pas là, moi oui. Je vais donc m’arrêter là. Le plus important, et je le dis haut et fort….
c’est de dire NON.
Non, car je ne veux pas que l’on nous mène dans le mur… mur de béton…
et je prends peur.
Peur pour nos enfants et petits-enfants.
Peur pour les générations à venir.
Peur pour tous ceux qui sont venus habiter à Châteaurenard, cherchant la tranquillité,
la convivialité, un cadre de vie pour fuir la ville bruyante et impersonnelle.
Peur de ressembler demain au Pontet ou à Montfavet.
Pour terminer, je voudrais ajouter que ma décision n’a pas été facile à prendre et jusqu’au dernier moment je me suis posé 3 questions : est-ce de l’inconscience, un peu de folie ou du
courage ?
En priorité c’est que je tiens à assurer la plénitude de ma vie.
Inconscient ? non, je sais la tâche et les responsabilités qui seront les nôtres, et comme toujours je les
assumerai.
De la folie ? il en faut un peu pour vouloir arriver, sortir de la roubine et réaliser dans sa vie ce l’on
pense irréalisable.
Je rajouterai : persévérer, car c’est pas à pas que l’on parcourt le plus long chemin, l’essentiel étant de continuer
lorsque l’on a envie de s’arrêter.
Le courage pour moi c’est : prendre le pouvoir sur sa vie, c’est accepter son passé, l’empêcher de contrôler notre vie. Chaque jour, chaque nouveau matin représente une nouvelle possibilité
de changer quelque chose, d’avancer ou de décider.
Le véritable courage c’est vous qui êtes là ce soir à nous écouter.
Le courage c’est vous qui devez l’avoir pour affirmer votre volonté à dire
NON
au Châteaurenard que l’on nous propose pour
demain.
Je mettrai toute mon énergie au groupe présenté par Frédéric NICOLAS pour
MIEUX VIVRE A CHATEAURENARD.
Merci de m’avoir écouté, je passe la parole à Sylvie Poncet.
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